Numok à Yourcenar : que se passe-t-il ?

La première édition du festival numérique des bibliothèques de la ville de Paris commence samedi !

Le réseau des bibliothèques parisiennes vous a concocté un programme complètement fou, riche et diversifié que vous pouvez consulter sur cette page dotée d’une carte interactive !

bonhomme Numok

Numok, des jambes en acier, un cerveau en feu d’artifice !

À Yourcenar, que vous propose-t-on ?

  • D’abord, nous sommes tellement impatients que nous commençons en avance, dès demain soir, avec le vernissage de l’exposition de livres d’artistes du pôle numérique de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. 11 étudiants et artistes exposent du 10 au 25 octobre leurs livres dans le hall de la médiathèque. Nous avons le plaisir de recevoir :
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Agathe L’Higuiner (ici, un hommage à Marguerite Yourcenar)

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Christine Khuu

mais aussi Victor Vaysse, Florentine Charon, Inès Dobelle, Nefeli Papadimouli, Terencio Gonzalez et Lauranne Faubert-Guay.

                                         Vendredi 9 à partir de 19h, venez découvrir leurs œuvres autour d’un verre !

Pour discuter des différences entre écrire pour le Web et écrire pour un éditeur papier ou pour le cinéma, nous avons l’immense plaisir de recevoir deux des voix les plus originales et talentueuses de la « Web culture » :

photo titiou lecoq

Titiou Lecoq, journaliste indépendante et bloggeuse sur Girls and geeks. Elle a publié deux romans, Les Morues et La Théorie de la tartine (Au Diable Vauvert, 2011 et 2015), une adaptation papier de son blog, Sans télé on ressent davantage le froid (Fayard, 2014) et avec Diane Lisarelli l’Encyclopédie de la Web Culture (Robert Laffont, 2011).

Dans les deux derniers articles de son blog, elle raconte ses vacances avec ses enfants de manière totalement délirante !

photo solange te parle

Ina Mihalache, québécoise installée en France depuis dix ans, alias Solange te parle. Ancienne élève du cours Florent, elle est à la fois devant et derrière la caméra dans ces vidéos tournées dans son appartement qu’elle met en ligne sur sa chaine Youtube. Son long métrage Solange et les vivants, destiné au cinéma, sortira cette année.

Vous n’avez pas encore vu son bilan culturel de septembre ?

Mais attention, l’inscription est indispensable !

Vous devez garder vos enfants ce soir-là ? Vous n’êtes pas parisien ? Vous vous y êtes pris trop tard et l’événement est complet ? PAS DE PANIQUE ! La rencontre sera exceptionnellement retransmise en live-stream par Glowbl, partenaire de Numok ! Suivez en direct la conférence à partir de ce lien, et adressez vos questions à nos deux blogueuses depuis votre canapé !

Nous saisirions bien l’occasion de vous parler de nos blogs préférés si nos amis durassiens ne l’avaient pas si bien fait !

Nous pouvons cependant vous conseiller une petite pépite :

Petite, elle voulait être dresseuse d’ours. Et juste après sur sa liste : médecin. Aujourd’hui, elle est médecin, et en parle avec intelligence, humour et humanisme dans Juste après dresseuse d’ours, dont vous pouvez emprunter l’adaptation papier dans votre médiathèque préférée !

jaddo

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Ce site, The Archivist, propose une visite guidée de bibliothèques privées qui font rêver !

 

Et pour aller plus loin :

webculture

302.2 LEC

traité de savoir vivre

302. SCH

Et la musique ? Et les jeux ?

Pas d’inquiétudes, on ne vous a pas oubliés les chouchous, choubidous et loulous chéris de tout leur cœur. Samedi 10 octobre (après demain !), nous allons tenter ensemble de composer nos premiers morceaux électro sur iPad en utilisant une appli de folie conçue par Propellerhead : Figure !

D’aspect enfantin – trois pistes de couleurs, des motifs préenregistrés, l’interface permet de tout moduler pour former un système sonore harmonieux sans être un musicien. Mais comprendre et agencer soi-même les sons s’avère complexe et chronophage. Hé bin oui, ça, ça ne change pas : la liberté artistique a un prix les enfants, il faudra passer du temps pour créer, jouer correctement et comprendre sa musique électronique.

L’ambition de l’atelier reste légère : nous amuser ! Nous écouterons ensuite nos mixes puis nous les partagerons sur nos réseaux sociaux. » Et si la musique est bonne, bonne, bonne », qu’elle « guide nos paaaasssss »… Sur inscription.

Également, sur la durée du festival, les mercredis 14 et 21 octobre à partir de 15h, durant nos ateliers vidéoclics, nous continueront de découvrir des applications pour iPad, ludiques, graphiques et toujours gratuites. Vous créerez une affiche de film avec Pilxr et vous réaliserez un clip en stop motion avec Lego Movie Maker. Que du bonheur ! Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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Retour sur l’actualité : un autre regard sur les « migrants »

Tous ces derniers mois, l’actualité a exposé la question « des migrants », confondant en un même ensemble réfugiés politiques et émigrés économiques, s’arrêtant surtout sur leur impact politique et les mesures à mettre en œuvre pour répondre à ce flux. La question est loin de laisser indifférent. Certains des documents de nos fonds permettent d’approfondir certains aspects de cette question.

dear refugees

Pour aller plus loin…

D’abord, qu’est-ce qu’un « migrant » ? Terme souvent ambigu, entaché d’une forte idéologie, il convient mieux de parler de « migrant international », de « travailleur migrant », de « réfugié  politique » ou encore « d’immigré clandestin ».

Par-delà les journalistes, qui saisissent souvent l’aspect sensationnel, premier, de l’évènement, des reportages photographiques ont été consacrés à ces personnes, permettant de découvrir une autre réalité, sans concession :

Les jours d’après : portraits de migrants à Cenon, par Christophe Goussard, texte de Eric Bonneau (Filigranes, 2013).

Squats : un autre point de vue sur les migrants, texte de Florence Bouillon, photographies de Freddy Muller (Paris, Alternatives, 2009).

SQUATS

Parmi les causes de ces migrations, le réchauffement climatique en est une majeure.

Selon l’ONU environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d’ici à 2050.

« En effet, l’augmentation de la température moyenne met directement en danger les peuples qui habitent à proximité des zones arides ou dans les régions arctiques traditionnellement couvertes par le pergélisol. Et indirectement, par l’élévation du niveau des océans ou par l’apparition de cyclones à l’intensité de plus en plus forte, ceux qui se sont établis dans les deltas ainsi que sur les franges littorales et les îles basses. Ce sont souvent des populations pauvres qui vivaient déjà dans un équilibre précaire avec leur environnement, et pour lesquelles le réchauffement climatique constitue le facteur additionnel critique : celui qui fait basculer de la pauvreté à la misère, de l’enracinement à l’exil. »

  • Pendant cinq ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers « réfugiés climatiques » : neuf escales afin d’éveiller les consciences sur l’ampleur prévisible des mouvements de population et la perte d’une pluralité culturelle : Réfugiés climatiques, du collectif Argos (D. Carré, 2008).
réfugiés climatiques

3 climat ARG

 

Géopolitique du changement climatique

3 climat GEM

Des sociologues et anthropologues se sont également penchés sur ces femmes et ces hommes au cours d’enquêtes et d’études. On retiendra surtout :

  • Ou (surtout pour la photo de la couverture) :
comment les migrants changent le monde

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Pour avoir une vision historique, un recours aux sources, nécessaire : L’immigration dans les textes, France, 1789-2002 de Janine Ponty. Belin Sup, 2004.

 

La filmographie est particulièrement riche sur ce sujet. De nombreux documentaristes se sont en effet emparés de la réalité, accompagnant certains évènements durant de longs mois, interrogeant ces hommes pour livrer leur témoignage souvent poignant. Vous trouverez ces titres dans notre fonds :

  • Stella de Vanina Vignal (2006)

Qui est Stella ? Pourquoi est-elle venue en France ? Qu’a-t-elle laissé en Roumanie ? Comment s’est-elle adaptée à la vie dans un bidonville ? Comment a-t-elle pris la décision d’aller mendier ? Quelles sont ses attentes, ses projets… ses rêves ?

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325 TRI

 

Dans la nuit du 31 décembre 1969 au 1er janvier 1970, cinq travailleurs noirs meurent asphyxiés dans un foyer à Aubervilliers… Ce drame a un retentissement national et ce film, qui montre sans fard bidonvilles et taudis, est alors une dénonciation forte de la politique de la France en matière d’immigration… 43 ans plus tard, Marcel Trillat reprend la caméra et retourne à la rencontre des « Étranges étrangers » d’aujourd’hui. Avec la volonté de poser une simple question : Ces « étrangers dans la ville », toujours aussi indispensables, sont-ils accueillis plus dignement par la société française en plein XXIème siècle ?

 

 

 

 

 

  • Films de Fernand Melgar :

 

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325 MEL

 

 

La forteresse (2008)

Fernand Melgar a filmé pendant 60 jours, de décembre 2006 à février 2007, à l’intérieur du Centre d’enregistrement et de procédure de Vallorbe, situé dans le Jura vaudois à la frontière franco-suisse, la vie quotidienne de demandeurs d’asile et du personnel chargé de leur accueil.

 

 

 

 

vol spécialVol spécial (2011)

Le centre de détention administrative de Frambois, près de Genève, réputé pour être un centre de détention « modèle », enferme des hommes dans l’attente de leur renvoi hors du territoire hélvétique… Ceux qui refusent de partir sont menottés, ligotés et installés de force dans un avion… Un film remarquable qui saisit admirablement les aberrations et la violence d’un système…

 

 

 

 

 

Album de famille (2011)

L’histoire de l’émigration d’une famille espagnole dans la Suisse des années 1950 et 1960, venue dans l’espoir de refaire la vie…

 

« No London today. C’est ce que m’a dit Arman la première fois que je l’ai rencontré. Nous étions trous deux assis sur un banc. J’étais en vacances à Calais et lui attendait la nuit pour passer clandestinement en Angleterre. De là a commencé un drôle de voyage, dans un autre Calais sans plage ni terrasse.

 

Chaque jour, des centaines d’hommes et de femmes traversent le Mexique, entassés sur le toit de trains de marchandises, dans l’espoir de passer la frontière des Etats-Unis. Une dizaine de femmes du village La Patrona, traversé par l’une des voies de chemin de fer sur lesquelles circulent ces trains, se sont données pour mission d’aider ces migrants…

l'escale

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L’escale de Kaveh Bakhtiari (2013)

A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui, ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés là, chez Amir, dans l’attente de papiers, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin.

 

 

 

 

 

« J’ai l’impression de leur voler leur jeunesse. Ils n’ont pas de temps pour jouer. » Dans cette ferme, comme dans beaucoup d’autres en Moldavie, la femme est partie travailler à l’étranger, pour combler les dettes, payer les études des enfants, réparer la maison, laissant le père seul avec les enfants. La mère se rappelle à sa famille de multiples façons : par l’arrivée d’un colis, par la brièveté d’une communication téléphonique, par la durée même du film étalé sur plusieurs saisons.

Criblés de dettes et expulsés de leur logement, les Kamalanathan sont contraints de s’installer dans l’arrière-boutique du Dayana Mini Market, leur petite épicerie parisienne. Floriane Devigne filme le quotidien des membres de cette famille d’origine sri lankaise en pleine « crise » économique mais résolument soudée, et construit avec eux, loin de tout misérabilisme, une véritable petite comédie musicale documentaire façon Bollywood.

 

vacances au sénégal

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Facteur Toubab de François Christophe (2005)

« Pendant des années, je suis allé au Sénégal. J’aimais ce pays et j’y cherchais confusément ma place. Il y a trois ans, Yelli, un ami sénégalais, a immigré clandestinement en Italie pour subvenir aux besoins de sa famille. Sans papiers, Yelli est bloqué. J’ai donc décidé de voyager pour lui, de faire des lettres filmées en Italie et au Sénégal pour donner des nouvelles à ceux que les frontières séparent. »

 

 

 

 

 

  • Sans compter les films de Sylvain George (2012), lequel a suivi des immigrés sur plusieurs années, réalisant une série de documentaires.

No border : Comme ces amibes, noires et fugitives, qui ouvrent un film au noir et blanc saturé, ode rythmique et comme un rappel du cinéma pur des années 1920 ; « No Border », la sensualité universelle de visages et de corps à la chorégraphie élémentaire, rehaussée par la musique (Part, Schnittke, Ligeti) ; « No Border », l’hypocrisie d’une politique européenne et française où la circulation des populations cède le pas à celle du capital.

Un homme idéal (Fragments K.) ; N’entre pas sans violence dans la nuit : Conçus en réaction aux lois d’immigration promulguées en 2006, la série des « Contre-feux » de Sylvain George prolonge l’action du 9e Collectif de sans-papiers à Paris. « Un Homme idéal » en est le 4e volet, et trace en une poignée de séquences le portrait d’un homme qui, à défaut de papiers auxquels il a pourtant droit, est condamné au monde du travail au noir, à l’exploitation, à l’extrême pauvreté.

 

En fiction aussi, plusieurs réalisateurs ont pris récemment pour sujet la question de l’immigration, que ce soit Philippe Lioret avec Welcome (2009) qui raconte la rencontre d’un homme avec des clandestins à Calais :

welcome

LIOR

Ou Costa-Gavras avec Eden à l’Ouest, dans lequel il raconte l’odyssée d’un immigré clandestin (on vous conseille la lecture de cet article du Courrier international).

eden à l'ouest

COST

Le 9e art ne pouvait rester en reste, comme l’a révélé la magnifique exposition du Musée de l’Histoire de l’immigration : « Bande dessinée et immigration. 1913-2013 ».

Parmi nos coups de cœur :

  • Alpha, l’enfer des migrants raconté par Bessora et Barroux (dessins)

BD BESSORA

 

Christophe Dabitch a recueilli le témoignage de treize immigrants ayant trouvé asile en France. Ces témoignages sont adaptés sous forme de bandes dessinées et accompagnés par six textes d’historiens qui replacent les raisons de l’immigration dans l’histoire de France. Ils racontent les raisons de leur venue ainsi que leur intégration en France, qui passe souvent par une phase de racisme ordinaire.
Dessins d’Étienne Davodeau, Christian Durieux, Benjamin Flao, Manuele Fior, Christophe Gaultier, Simon Hureau, Étienne Le Roux, Kkrist Mirror, Jeff Pourquié, Diego Dona Solar, Troub’s, Sébastien Vassant.
immigrants

BD IMMIGRANTS

  • Il y a encore Terre d’accueil d’Alessandro Tota, un « album qui traite de la différence avec poésie » (Planète BD). Dans ce conte, situé entre fiction et réalité, l’auteur évoque sa propre immigration à Paris en 2006. Jusque dans le langage qu’il prête à son personnage, lequel parle « gnu », en référence au fait que lui-même ne parlait pas français à son arrivée en France.
terre d'accueil

C 344/1

Ayant d’abord délaissé solitude des montagnes, froid et épaisse fourrure pour une verte vallée, Yéti quitte ce petit coin de paradis (qu’une commune voisine a transformé en décharge hautement toxique) pour gagner la grande ville. La cité se montre peu accueillante : Yéti est tellement différent. Malgré tout, il trouve logement et emploi : un job dans une entreprise de télémarketing. Cependant, ses difficultés à communiquer (Yéti à un langage parfaitement incompréhensible) et ses handicaps physiques ne tardent pas à lui attirer les foudres de ses collègues, puis de ses supérieurs qui préfèrent le cantonner à l’entretien des WC. Le soir, dans son petit studio, Yéti se sent triste et bien seul. Jusqu’au jour ou attiré par le cliquetis bruyant des clefs de son voisin de pallier, il jette un regard par l’œilleton : en guise de voisin, c’est une bien jolie voisine (certes un peu éméchée) qu’il entrevoit. Yéti en tombe immédiatement amoureux. Quelque temps plus tard, au lavomatic, il tente une approche. Mais sa maladresse et l’habituelle méfiance de la jeune femme à l’égard de la gent masculine, le font échouer. Pourtant, le soir même, elle l’invite à prendre un café dans son appartement. Comble de bonheur : elle fait peu de cas de ses différences, le comprend parfaitement quand il s’exprime et vit les mêmes difficultés d’intégration… [Planète BD]

  • A découvrir également : Reportages de Joe Sacco (Futuropolis, 2011), dans lequel il rencontre des clandestins africains débarqués sur l’île de Malte : « En contrepoint des situations d’actualité dont les médias traditionnels livrent un compte rendu stéréotypé, il prend le parti de traiter des « épreuves » endurées par les migrants (auxquels vont ses sympathies), mais aussi « des peurs et des appréhensions » du peuple maltais. Joe Sacco travaille d’abord sur le terrain, armé de son crayon et d’un magnéto, puis il retranscrit ses reportages dans la solitude de son atelier. » (Tiré de l’article de Vincent Marie, Quand la bande dessinée témoigne des migrations : entre autobiographie et reportage)
REPORTAGES

BD SACCO

 

manuel réfugié

BD NEYESTANI

  • Enfin, Charles Masson dans son roman graphique Droit du sol (2009) livre un état des lieux prenant de la réalité dans les territoires d’outre-mer : une barque en provenance des Comores, chargée de clandestins, dont Yasmina, une femme enceinte, fait naufrage au large de Mayotte. Sur 33 personnes, 14 périssent et 7 sont portées disparues…
DROIT DU SOL

BD MASSON

 

Et pour aller encore plus loin, hors les murs de la bibliothèque et de ses trésors, le Musée de l’Histoire de l’immigration vous propose :

l’exposition Frontières du mardi 10 novembre 2015 au dimanche 29 mai 2016

un cycle de débats sur l’actualité de l’immigration : « Quand l’immigration fait débat »

 

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Alors, ça pousse ?

Nous espérons que tous les semis printaniers et estivaux ont bien poussé, fleuri, fructifié. C’est donc maintenant le moment de la récolte des graines ! Ce n’est pas difficile du tout, mais il faut un minimum de soin pour être sûr d’obtenir de nouvelles et belles plantes au printemps prochain. Ci-dessous donc, quelques astuces pour conserver des graines saines et vivantes, pour vous et pour les échanger dans notre grainothèque.

  1. Repérer une fleur, un fruit ou un légume particulièrement beau car attention, sa descendance va lui ressembler.
  2. Quelle que soit la forme du fruit, le laisser mûrir à point avant de le récolter.
1. Gousses de pois de senteur, tout comme des petits pois

1. Gousses de pois de senteur, tout comme des petits pois

2. Graines de monnaie du pape dans leur membrane argentées caractéristique.

2. Graines de monnaie du pape dans leur membrane argentée caractéristique.

3RoseTremiere

3. Capsules de rose trémière

Les plantes produisent toujours des graines en fin de floraison, portées par des fruits aux formes les plus diverses, les meilleurs sont comestibles, une ruse des plantes pour attirer notre attention et nous mettre à contribution dans la diffusion de leurs rejetons. En effet, que faisons-nous des noyaux d’abricots, des pépins de pommes, des graines des légumes que nous consommons ? S’ils sont brûlés dans les ordures, aucune chance pour eux, mais jetés au cours des promenades ou mis au compost, tous les espoirs sont permis ! Qu’ils atterrissent sur un petit coin de terre dégagée ou qu’ils soient intégrés à nos cultures lors d’un apport de compost, ils ont une bonne chance de donner vie à une nouvelle plante.

4. un pied de tomate apporté par le compost côtoie avec bonheur un joli géranium. Rue d’Alleray

4. un pied de tomate apporté par le compost côtoie avec bonheur un joli géranium. Rue d’Alleray

Enrichir la terre de ses pots avec le terreau issu des épluchures des légumes consommés est toujours fortifiant pour les plantations … et réserve souvent quelques heureuses surprises. Ici un pied de tomate clandestin trouve une petite place dans la jardinière des fleurs.

Négligemment jeté par la fenêtre, un noyau de nèfle du Japon a donné ce bel arbre qui « est venu tout seul » comme disent les habitants de l’immeuble. Il fructifie généreusement presque chaque année, en juillet.

5. Néflier du Japon couverts de fruits, rue Buot. Photo Alain Delavie

5. Néflier du Japon couverts de fruits, rue Buot. Photo Alain Delavie

Cependant, en règle générale, c’est avec soin et conscience qu’à l’automne nous recueillons les graines, les conservons et les échangeons pour permettre aux plantes de croître dans les potagers, les jardins, sur les balcons, les rebords de fenêtres, dans nos logements, nos bureaux, et partout où nous pouvons leur réserver une petite place à la lumière.

Dans cette petite jardinière, une nielle des blés est ressemée chaque année à partir de ses propres graines.

6. Nielle des blés, pourchassée dans les champs, bien décorative en pot

6. Nielle des blés, pourchassée dans les champs, bien décorative en pot

Ici, les graines dans leur enveloppe naturelle, on voit que celle de droite est vraiment arrivée à maturité.

7. Une fleur, des boutons, et déjà des graines mûres dans leur capsule sèche

7. Une fleur, des boutons, et déjà des graines mûres dans leur capsule sèche

3.  Récolter les graines et les faire sécher à l’ombre.

7. Une seule capsule et près de 20 graines, la nielle est une championne en matière de générosité.

8. Une seule capsule et près de 20 graines, la nielle est une championne en matière de générosité.

Ces graines se récoltent très facilement, il suffit de secouer la capsule, dès qu’elle parait sèche.

9. Graines de capucine récoltées au fil des jours car elles tombent très facilement (chez les voisins)

9. Graines de capucine récoltées au fil des jours car elles tombent très facilement (chez les voisins)

Ici, la récolte d’un pied de capucine, les plus petites des graines sont éliminées, sachez être impitoyable, elles ne donneraient rien au semis, malgré tous vos soins.

              4.   La récolte faite et bien sèche, mettre les graines en sac, en boîte ou en bocal, ne pas oublier de noter la variété et les caractéristiques ou besoins de chaque plante et dater.

9. Boîtes et sacs pour conserver les graines jusqu’aux semis du printemps

10. Boîtes et sacs pour conserver les graines jusqu’aux semis du printemps

5.  Conserver à l’ombre et au frais si possible,

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11. La grainothèque, lieu de troc, intégrée aux documents sur le développement durable.

et hop les petites graines, parmi la centaine de sachets de la grainothèque, prêtes pour le troc et la découverte d’un nouveau jardin, balcon, pot, qui sait ? En échange j’ai choisi des graines de haricot, en pot ça grimpe à toute vitesse et forme un vrai rideau végétal dès le printemps.

Pour aller plus loin :

PRODUIRE SES GRAINES BIO

7 jardinage BOU

7 JARDINAGE JEF

7 jardinage JEF

580 CAP

580 CAP

Et ici un tutoriel détaillé.

6.  PARTAGER ! c’est le meilleur moyen de diffuser et conserver les variétés et de fleurir la ville.

  • Somptueusement :
12. Splendide balcon avec glycine, rosiers, lavandes, rue des Tournelles

12. Splendide balcon avec glycine, rosiers, lavandes, rue des Tournelles

13. Foisonnement d'une prairie fleurie en fin d'été (pleine de graines à récolter). Passage Amelot

13. Foisonnement d’une prairie fleurie en fin d’été (pleine de graines à récolter). Passage Amelot

  • Ou plus modestement :
14. Avocat issu d'un noyau mis en pot il y a 2 ans. Rue St Gilles

14. Avocat issu d’un noyau mis en pot il y a 2 ans.
Rue St Gilles

15. Simplicité d’une santoline gracieuse et légère sur un bord de fenêtre. Rue Villehardouin

15. Simplicité d’une santoline gracieuse et légère sur un bord de fenêtre. Rue Villehardouin

  • d’investir des espaces insolites :
16. Pot géant de sauge et tonneau abritant rose trémière et volubilis

16. Pot géant de sauge et tonneau abritant rose trémière et volubilis

La mairie de Paris nous engage et nous aide à végétaliser notre environnement, profitons-en ! On peut planter autour des arbres, au coin des rues, sur les toits ou bien suspendre (avec prudence) des pots de-ci-delà.

17. Pot de lobélies suspendu à une gouttière. Rue St Sébastien

17. Pot de lobélies suspendu à une gouttière. Rue St Sébastien

18. Pied d’un arbre semé en petite prairie fleurie à Paris

pour aller plus loin :

635 HAR

635 HAR

635 GRO

635 GRO

635 PUR

635 PUR

du balcon à l'assiette

635 HAW

  • Et peut-être quelques graines échappées deviendront-elles de jolies vagabondes :
18. Touffe de pourpier comestible. Passage St Sébastien

18. Touffe de pourpier comestible. Passage St Sébastien

19. Laitue sauvage surveillée par un chat Passage. St Sébastien

19. Laitue sauvage surveillée par un chat Passage. St Sébastien

Les plantes peu gourmandes parviennent à se développer dans des espaces minuscules, pourvu qu’elles puissent enfoncer leurs racines dans un peu de terre. Autrefois sévèrement désherbées, arrachées ou empoisonnées, elles sont souvent respectées aujourd’hui, verdissant quelque peu nos trottoirs, offrant gîte et couvert aux insectes. Et qui dit insecte dit pollinisation des plantes, nourriture des oiseaux et des pipistrelles… il en faut bien peu pour contribuer à la biodiversité !

20. Protégé par le mur, brin d'orge avec un bel épi, des graines qui se sèmeront, toutes ne seront peut-être pas mangées par les oiseaux ! Passage Amelot.

20. Protégé par le mur, brin d’orge avec un bel épi, des graines qui se sèmeront, toutes ne seront peut-être pas mangées par les oiseaux ! Passage Amelot.

  • Et seront peut-être remarquées, admirées, respectées comme ici, à Nantes :
    21. Sauvages des trottoirs identifiées par l'association belle de Bitume à Nantes

    21. Sauvages des trottoirs identifiées par l’association belle de Bitume à Nantes

    Pour aller plus loin :

3 BIODIVERSITE CLE

3 biodiversité CLE

sauvages de ma rue

582 SAU

4 écologie urbaine CLE

4 écologie urbaine CLE

4 écologie urbaine ALB

4 écologie urbaine ALB

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Crime raciste au Mississippi : Emmet Till, 28 Août 1955

EMMETT TILL portrait

Il y a soixante ans, Emmett Till, dit « Bobo », afro-américain de 14 ans, était assassiné. Né le 25 juillet 1941 à Chicago en Illinois, il venait d’arriver une semaine auparavant pour passer les vacances chez son grand-oncle Moïse Wright à Money dans le delta du Mississipi. Son meurtre, l’année de la contestation de Rosa Parks et des débuts de Martin Luther King, sera l’un des principaux évènements à l’origine du Mouvement pour les droits civiques.

Si Emmett Till connaissait la ségrégation à Chicago, il ignorait cependant la violence telle qu’elle sévissait dans le Mississipi. Intelligent et quelque peu hâbleur, il se vanta donc auprès de ses cousins d’avoir une petite amie blanche. Là, les versions divergent : l’un d’entre eux l’aurait mis au défi d’entrer dans l’épicerie des Bryant et de parler à sa propriétaire. Il aurait alors lancé un « Bye Baby », en sifflant, à Caroline Bryant. Celle-ci l’aurait poursuivi dans la rue et se serait aussitôt plainte auprès de son mari. Pour d’autres, il se serait contenté d’entrer dans l’épicerie, chose que n’aurait pas supporté la jeune femme. Bien qu’inquiets, les jeunes gens oublient rapidement cette histoire. Quelques jours après, le propriétaire du magasin, Roy Bryant, accompagné de son demi-frère J. W. Milam, se rendent cagoulés dans la propriété de Moïse. Ils enlèvent le garçon, le soumettent à la torture, lui crevant un œil avant de lui tirer une balle dans la tête. Ce n’est que plusieurs jours après que son corps mutilé, lesté aux pales d’un ventilateur, fut retrouvé. Son grand oncle l’identifia à sa chevalière. Sa mère, Mamy Till dut verser la somme de 3000 dollars, soit « plus d’un an de son salaire de petite fonctionnaire fédérale », pour le transfert de la dépouille.

Très vite, la NAACP, l’organisation montante des droits civiques, lui a apporté son soutien en lançant des collectes. De nouveaux ténors comme Luther King, en Alabama, et le jeune Medgar Evers, directeur de l’organisation dans le Mississippi, se mobilisèrent. Ce lynchage-là ne devait pas passer inaperçu. La Cour suprême, un an plus tôt, avait ordonné l’intégration des Noirs dans les écoles du Sud ; et le gouvernement d’Eisenhower tentait de réformer l’irréductible Mississippi. Les temps changeaient, et si Emmett pouvait servir la cause, son corps devait revenir dans le Nord, sous les regards de la presse éclairée et des organisations légales.

Mamie Till est restée longtemps devant son enfant martyrisé, avant de déclarer aux hommes en costume de la NAACP qu’elle voulait prendre le monde à témoin de cette horreur. Emmett aurait droit à des funérailles à cercueil ouvert. L’événement est entré dans la légende des droits civiques. En trois jours, sur fond de manifestations nationales dans toutes les grandes villes américaines, 50 000 personnes ont bravé la puanteur du cadavre pour défiler dans la chapelle de Cottage Grove, à Chicago, s’évanouissant par centaines devant […] la face tourmentée d’Emmett, photographiée par toute la presse américaine.

En septembre 1955, les principaux suspects du crime, Roy Bryant et  J.W. Milam, furent acquittés à l’issue d’un procès retentissant qui ne dura que 5 jours, par « un jury blanc comme neige, où siégeaient nombre de familiers de Bryant et de Milam, décrét[ant] que le corps n’était pas celui d’Emmett. Pas de corps, pas de crime. Pour la forme, les jurés ont attendu une heure en tapant le carton dans la salle de délibération avant de rendre leur verdict. Déjà, les débats avaient laissé présager le pire. [L’avocat de la défense] John Whitten, sous les yeux de la presse mondiale, accusait Mamie Till d’avoir fait tuer son fils pour toucher son assurance-vie. H. C. Strider, le shérif, niait avoir jamais procédé à l’identification du corps. Il avait par ailleurs fait secrètement coffrer un témoin important, Leroy Collins, l’un des cinq Noirs chargés par Bryant et Milam de ficeler et de surveiller Emmett tandis qu’ils le conduisaient, à l’arrière d’un camion, vers une grange éloignée. «Dans ce procès, a confié Whitten des années plus tard, nous nous battions moins contre les Noirs que contre le coup de force du Nord.»

Informations tirées de l’article de L’Express A la mémoire d’Emmett Till, 14 ans, du 16 septembre 2004.

 Moins d’un an après, ne pouvant être jugés pour le même crime, ils avoueront qu’ils sont les auteurs du meurtre au magazine Look.

Cet évènement inspira alors nombre d’intellectuels et d’artistes :

William Faulkner écrit aussitôt cet article dans la revue Chicago Defender.

Simone de Beauvoir déclare également vouer à l’Amérique une aversion profonde, du fait de la ségrégation, et du « lynchage d’Emmett Till » (La force des choses II, Gallimard, 1952-1963).

Toni Morrison  fera de ce meurtre monstrueux le sujet de sa première pièce, Dreaming Emmett, en 1994.

Lewis Nordan, « l’écrivain du Mississipi », qui connaissait les criminels, écrit un roman sur ce drame en 1993 intitulé Wolf Whistle.

Jusqu’à ce poème d’Aimé Césaire :

Emmet Till

Tes yeux étaient une conque marine où pétillait la bataille

De vin

De ton sang de quinze ans.

Eux jeunes n’avaient jamais eu d’âge

Ou plutôt sur eux pesaient,

Plus que tous les gratte-ciel, cinq siècles de tortionnaires

De brûleurs de sorcières, Cinq siècles de mauvais gin de gros cigares

De grasses bedaines remplies de tranches de bibles rancies

Cinq siècles de bouche amère de péchés de rombières,

Ils avaient cinq siècles Emmet Till,

Cinq siècles est l’âge sans âge du pieu de Caïn.

En musique, Duke Ellington, mais aussi Bob Dylan ou plus récemment Leo Smith Wadada ont également repris cet évènement tragique.

Bob Dylan, qui est né la même année que Till, a 21 ans lorsqu’il décide de consacrer une chanson à l’assassinat de ce dernier.  Arrivé depuis peu au Greenwich Village, il vient d’y rencontrer Suze Rotolo. La jeune femme travaille comme secrétaire au CORE (Congress of Racial Equality, une organisation de lutte pour les droits civiques). Elle raconte tous les soirs à son amant des histoires sur la lutte pour les droits civiques, contribuant ainsi au réveil de la conscience politique du chanteur. En janvier 1962, à la veille de participer à un concert de bienfaisance organisé par le CORE, le chanteur compose « The Ballad of Emmett Till« , première chanson d’une série de protest songs enregistrées entre janvier 1962 et octobre 1963.

Ou Leo Smith Wadada en 2012 avec Ten Freedom Summers

Ce documentaire de Stanley Nelson réalisé en 2003 (55’) relate les faits accompagnés de témoignages de certains des protagonistes, dont la mère de l’adolescent, Mamie Till Mobley, décédée en 2003, et des archives de l’époque.

Et puis il y a cette BD, dont la médiathèque vient de faire l’acquisition. Présentée sur le site d’Amnesty International, comme « un livre édifiant, salutaire et nécessaire. Pour ne jamais oublier. »

emmet till bd

De nos jours, un homme blanc, jeune journaliste, questionne un vieux musicien noir. En fait il s’intéresse assez peu au blues : il voudrait savoir quels ont été – 60 ans plus tôt – les liens du musicien (alors âgé de treize ans), avec Emmett Till. Et le bluesman, non sans émotion, accepte de parler, et de remonter le temps… Quand Emmett Till, jeune adolescent noir de quatorze ans venu de Chicago passer ses vacances chez Moïse son grand-oncle, descend le 24 août 1955 du train en gare de Money dans le Mississippi, il ne sait pas encore qu’il va vivre les cinq derniers jours de sa courte vie. Il aura eu la malchance de pénétrer dans une épicerie réservée aux Blancs et de se comporter de « manière provocante » vis-à-vis de Carolyn, épouse de l’épicier, Roy Bryant. Mis au courant de « l’affront », Roy, accompagné de son demi-frère Milan, part dans une chasse à l’homme qui finira tragiquement. Après avoir kidnappé Emmett, ils le tortureront avant de le jeter dans l’eau de la rivière. Ils seront plus tard acquittés et se vanteront de leur « exploit » dans la presse.

Un petit mot sur l’auteur dessinateur :

Arnaud Floc’h, est né le 26 octobre 1961 en Bretagne. Il arrive au Cameroun en 1962 et restera en Afrique jusqu’à 16 ans. Retour à Brest en 1978, puis il déménage à Paris à 21 ans. Il démarre alors comme illustrateur sans avoir fait d’études de dessin. Arnaud Floc’h se rend régulièrement à Bamako depuis plus de vingt ans.

Enfin, ce sont Will Smith et Jay-Z qui s’associent pour la production d’une minisérie qui sera diffusée sur HBO, avec la volonté de raconter cette histoire « en profondeur ».

Nous ne pouvons que saluer et transmettre ces différents travaux, tentatives artistiques, tentatives de réflexion, tentatives contre l’oubli.

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Les liens d’E-Moi : quand les bibliothécaires surfent sur la toile

Nous aimons la sitothèque des bibliothécaires de l’autre Marguerite !

Le carnet de Marguerite

Quand on demande aux bibliothécaires de Duras quels sont leurs spots de surf préférés, ils ne pensent pas Côte basque, Australie ou Hawaï, mais plutôt internet, toile ou https !

Armoire de brassage

Qui a dit que les bibliothécaires n’avaient pas d’humour ?

On compte quelques « dysorthographiques » fans de Bescherelle ta mère,

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de grands naïfs accros aux manchettes du Gorafi

Le Gorafi

d’autres ont l’impression que Boulet s’adresse à eux sur son blogBoulet

certains s’amusent des clins d’œil décalés de Yacine AIT KACI
(auteur, réalisateur/metteur en scène et artiste transmédia depuis 1994)

Yacine Ait Kaci

et quelques uns aiment gâcher la vie de leurs amis en leur donnant la fin d’un film … et en fait à la fin

Qui peut prétendre que les bibliothécaires ne vivent pas avec leur temps ?

Ils s’informent …

Sur Ijsberg, média d’actualité internationale à la fois à contretemps et pleinement ancré dans le monde d’aujourd’hui. Connecté, évolutif, accessible…

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Les bibliothécaires canopéens font leur autoportrait

Découvrez l’équipe de la bibliothèque de la Canopée et son blog la « Fabrique des idées » !

La fabrique à idées

Qui sont ces gens qui travaillent à la préfiguration de la médiathèque de la Canopée la fontaine ?  Approchez pour en savoir plus …

Équipe Canopée A propos de l’équipe

Et en vrai, on ressemble à ça :

l'équipe de la médiathèque de la Canopée C’est nous !!!

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Les ravissements de Marguerite : musique (juin)

Les coups de cœurs, ou ravissements c’est tellement plus charmant, de la médiathèque M. Duras ! A écouter sans modération.

Le carnet de Marguerite

JAZZ

Marc_Cary_Rhodes_Ahead_Vol2Marc Cary

Rhodes ahead vol.2, 2015

Longtemps considéré comme un instrument secondaire par les “vrais” pianistes, le piano électrique Fender Rhodes a été adopté dans les années 60 et surtout 70 par les musiciens de Soul, de Funk et de Jazz qui appréciaient la chaleur, la douceur et le côté aérien de ce son inimitable. Aujourd’hui instrument incontournable de la panoplie « vintage » de tout groupe usant d’une esthétique » revival », il est ici célébré par le pianiste Marc Cary sans aucun esprit passéiste. Er c’est là un des charmes de cet album, proposer une musique totalement ancrée dans le présent en utilisant un instrument marqué par son glorieux passé (bien qu’il ait toujours été apprécié des jazzmen, Brad Mehldau et Laurent de Wilde en sont des exemples récents). Cary, musicien de Jazz pur jus, a cependant été marqué par le Go-go funk de sa jeunesse et…

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Une Grainothèque fleurit à Yourcenar!

AVRIL est le mois du printemps, de la germination, du fleurissement, du renouveau…

A la médiathèque, nous fêtons la création de notre Grainothèque, la première à Paris !

Basée sur le mode du troc, la grainothèque vous invite à déposer des graines non issues du commerce et à prendre, en échange, un sachet de semences proposé par un autre jardinier en herbe ! Vous trouverez la boîte de la grainothèque avec sachets vides dans le rayon Écologie et Développement durable (RDC), et nous vous enjoignons de venir nous voir à l’Accueil afin de retirer vos nouvelles graines (à partir du 10 avril).

Afin de vous présenter le projet et d’échanger autour d’un verre, nous vous invitons à notre Apérograines du vendredi 10 avril à 18h. Vous y rencontrerez aussi un représentant des Amis du nouveau Jardin partagé de la Félicité (tout proche de la médiathèque), et vous pourrez en apprendre plus sur le jardinage et les espaces verts à Paris et en Ile-de-France, avec la Maison du Jardinage et l’association Espaces.

Le lendemain après-midi, samedi 11 avril, venez planter et prendre conseils à la médiathèque. Dès 16h nous vous proposons :

  • un atelier jardinage pour les enfants, animé par une bibliothécaire
  • la présence du club des « Jardiniers en Herbe » d’Elément Terre Mon Cher Jardin : sensibilisation à la nourriture biologique
  • la présence d’un jardinier-conseil pour les plus grands

Du 7 au 30 avril, la médiathèque expose des documents des bibliothèques patrimoniales et spécialisées de la Ville de Paris sur le thème « De la graine à la fleur, trésors nature des bibliothèques » : anciens sachets de graines, catalogues de grainetiers, planches de botaniques, ouvrages pratiques, cartes et plans… Documents des 18e, 19e et 20e siècles.

Enfin, voici une bibliographie préparée par l’équipe pour l’occasion : Prends-en de la graine

La grainothèque de Yourcenar

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Les Tops 2014 du Yourbiclub

Le club de lecture ado de la médiathèque tient à vous faire partager ses super coups de cœur de romans, lus en 2014. Le choix est varié et parfois étonnant !

ALIENOR

J’ai adoré l’histoire des 2 amies inséparables. Le thème de l’amitié dans les romans jeunesse c’est chouette et celui-ci est très bien écrit !

Super originale, l’histoire de cette mère qui gagne au loto alors que sa vie et celle de ses enfants, Jayni et Kenny, était jusque là malheureuse ! Mais même sans souci d’argent, la vie va être semée d’obstacles pour Jayni qui doit surveiller sa mère pas très responsable…

Il y a beaucoup de suspense dans ces livres. On suit deux sœurs au Japon qui vont s’enfuir dans une école de samouraïs pour y apprendre les techniques de combat dans l’espoir de venger leur père tué par leur oncle. Dès la fin d’un tome, on a hâte de lire le suivant !

  • La série Les filles au chocolat : Cœur cerise, Cœur guimauve, etc de C. Cassidy    J R CAS T.1 sentiments ADO

Chaque tome correspond à une héroïne d’une famille recomposée. On découvre à chaque fois son secret. Et on peut reconstituer l’histoire, le quotidien de cette famille par le biais de plusieurs points de vue des jeunes filles. Les titres des tomes sont alléchants : Cœur cerise, Cœur guimauve, Cœur mandarine… C’est palpitant !

  • Wonder de R.J Palacio    J R PAL ADO

C’est un beau livre triste ! On pleure quand on lit ce roman mais ça sonne tellement juste et on est touché. Je suis restée accrochée à la lecture. Je le conseille à tout le monde !

ARMANCE

J’ai adoré ce livre pour son suspense, son action qui défile, ses nombreux rebondissements, et aussi parce que le personnage principal est intrigant.

Ce livre m’a beaucoup plu car l’endroit où il se déroule (dans un arbre) est étonnant. De plus je me suis vite attachée à de nombreux personnages et l’identité révélée de certains rend l’intrigue toujours plus complexe.

Cette entrée dans la mythologie grecque revisitée au cours d’une nouvelle guerre contre les Titans est absolument géniale ! On découvre les dieux et leurs enfants dans un autre contexte que les cours de latin et d’histoire et c’est plus captivant !

Une vision du futur spéciale !  Le courage des personnages et les péripéties auxquelles ils sont confrontés sont captivants.

J’ai suivi avec joie les héros drôles et attachants dans leurs aventures, j’ai beaucoup aimé l’importance qu’ont les livres dans ce roman et j’attends avec impatience le troisième tome.

ELISA

Je n’ai pas pu décrocher de ce roman fantastique avec une ambiance à la Hitchcock. Cela fait peur tout au long du roman, on est scotché à son siège ! Super suspense.

C’est l’histoire d’une jeune fille Jenna, 17 ans, qui se retrouve amnésique après un an passé dans le coma. Il y a beaucoup d’originalité dans ce roman fantastique. De plus, le livre pose des questions. Il prête à la réflexion.

Super bon roman policier. En plus, il a gagné les Mordus du polar en 2013. On découvre le mode de la mafia en Italie, c’est très intéressant!

La période pendant laquelle se passe l’intrigue m’a passionnée. C’est très rare : le roman policier se passe dans la préhistoire. Grâce à ce livre, on peut mieux connaître la période, et on se rend compte qu’à notre époque, on a les mêmes préoccupations que les hommes préhistoriques, en dépit de l’évolution.

Les 2 tomes sont très bien. Il s’agit de la même histoire avec 2 propositions différentes, 2 déroulés d’intrigue différents. Il y a un attentat dans un train et la jeune fille témoin va devenir enquêtrice, partenaire du policier. Super roman.

INES

J’adore cet auteur qui crée toujours des mondes à part, des personnages qu’on ne quitte pas. Dans Le passeur vit Jonas. Dans son monde, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. Jonas va avoir douze ans. Au cours d’une cérémonie, il va avoir comme tous les enfants de son âge, une fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend.

Dans Le garçon qui se taisait, on parle du handicap car c’est l’histoire de Jacob qui ne parle pas et que l’on prend pour un débile.

  • La dose de M. Burgess   J R BUR passerelle

Le sujet : c’est le mal-être d’ados. L’histoire est géniale… Les jeunes vivent à fond leur vie, et ils vont tenter une nouvelle drogue : le Raid, qui permet de vivre une vie de rêve, mais qui conduirait au final à la mort. Y a beaucoup de rebondissements, c’est un thriller haletant mais qui n’est pas pour les plus jeunes… Âmes sensibles s’abstenir!

J’ai adoré l’humour dans ce livre. Et aussi comme j’aime les romans avec de l’émotion, celui-ci m’a fait pleurer. Il a une très belle fin.

  • Kiss de J. Wilson   J R WIL passerelle

Super roman d’amitié entre deux amis d’enfance, un garçon et une fille de 13 ans. Leurs sentiments changent. Ce livre m’a aussi fait pleurer, c’est un roman magnifique sur les sentiments.

MAELLE

J’aime tous les livres de l’auteur Pierre Bottero qui aurait dû participer à l’écriture de celui-ci en partenariat avec Eric Lhomme, mais il est décédé avant. Je retrouve néanmoins l’esprit de ce grand écrivain dans cette série. Le côté fantastique est très bien rendu. Il y a également de l’humour. Tous les tomes de la série sont bien écrits et prenants.

L’univers des loups-garous dans ce roman est fascinant. Le héros est un garçon qui a une mère humaine et un père loup-garou. Il doit anticiper les pièges qu’on lui tend grâce à son pouvoir de remonter le temps. C’est un bon roman d’aventures, où sont mêlés l’amour, l’humour, et le fantastique. De plus, le thème de l’intégration y est très intéressant.

Ce livre retrace une belle histoire d’amitié comme il en existe rarement. Un jean est le symbole de l’amitié entre Bridget, Carmen, Tibby et Lena. Ces 4 filles ont des caractères très différents et pourtant elles s’adorent et il n’y a aucune préférence entre elles. Je peux m’identifier à certains traits des personnages. Et l’auteure a une écriture fluide et entraînante. J’ai eu du mal à lâcher ce livre tant qu’il n’était pas fini.

C’est un livre d’une grande intensité, très sensible. Cette histoire d’un amour fou m’a beaucoup touchée et m’a fait pleurer ! C’est un roman de « grands » mais tellement bien écrit qu’on se lance dans sa lecture sans pouvoir décrocher.

C’est le journal intime d’une déesse, fille de Zeus : original ! Ça parle de mythologie mais de façon très divertissante et en même temps on apprend ! Chouette  bouquin qui se lit très vite !

OCEANE

  • La série Vango de T. De Fombelle    J R FOM T.1 ADO

Ce roman d’aventures est un puzzle que l’on reconstitue au fur et à mesure de la lecture. En plus, les personnages, et surtout le héros Vango, sont super attachants ! Ce livre a eu le prix des mordus du polar en 2011 : il l’a bien mérité car il y a du suspense, de l’action, un côté historique, et on voyage dans différentes parties du monde entre les 2 guerres.

J’ai « trop » adoré ! Le caractère de l’héroïne qui a 16 ans est fascinant, elle est pleine de courage et de force. L’intrigue est bien ficelée.

C’est l’histoire d’une jeune fille sourde. Le lecteur est plongé dans un monde différent, dans la vie quotidienne d’une personne handicapée. Ce qui est très intéressant, c’est apprendre sur la langue des signes françaises.

Un roman très poignant pour grands ados. La manière de raconter est captivante. On y suit des aventures folles où les interdits sont le quotidien des personnages. La sensibilité du lecteur est heurtée parfois. On trouve un côté philosophique sur la valeur de la vie dans ce roman qui m’a beaucoup plu.

Dans ce roman de cette super auteur, on découvre Pierrette en vacances à Deauville. Ça parle de premier amour, de vacances à la mer… C’est frais, agréable!

YASMINE

Ce roman autour de la cuisine est rempli de mystères. Madeleine travaille au Cochon hurleur, le restaurant de son oncle, M. Lard, pas très sympathique. Elle va rencontrer une vieille dame dans une boutique qui vend des mets étranges. Un livre qui montre bien que la cuisine doit se faire avec l’ingrédient de la passion et de la douceur pour être réussie.

Ce sont des nouvelles, des pastiches de contes traditionnels de Perrault et Grimm, mais dans des décors contemporains. Amusants, étonnants, notamment Le petit chaperon rouge et Blanche-Neige qu’on rencontre dans ce recueil.

Yaël Hassan raconte l’histoire de Thomas, un adolescent qui a perdu ses jambes après un accident, il doit alors vivre dans un fauteuil roulant. Il trouve du réconfort auprès de Mia. Il rencontre aussi un prof à la retraite, président de la SPDM : la Société Protectrice Des Mots, qui a pour mission la défense des mots de la langue française. Thomas va alors devenir adepte du slam et ce sera sa thérapie. Super petit roman intelligent, chaleureux et original.

Le 1er tome, c’est Ben Letourneux, 11 ans, qui adore collectionner les records nuls. Ben se glorifie d’avoir le titre mondial « du fils indigne incapable de reconnaître sa propre mère au milieu d’une foule limitée »,  ou encore de la « médaille d’or de l’air naturellement bête toutes catégories ». Le 2ème tome, c’est Ben qui est obligé de passer les vacances chez lui et qui doit user d’imagination pour occuper ses journées. Les histoires sont pétillantes et drôles !

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Les tops 2014 des discothécaires

Jazz, rock, chanson, électro, musiques du monde, grandes voix du classique… Les oreilles de vos discothécaires sont largement ouvertes à la diversité musicale. Puisez dans leur sélection éclectique, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les humeurs !

Chaque discothécaire de votre médiathèque vous présente en exclusivité ses deux morceaux préférés de 2014. A vos platines !

  • Les coups de cœur d’Alice

mug museum Cate Le Bon. Mug Museum. Sisters. 2013. 2 LEB

Cate Le Bon a des airs de petite fille modèle, mais ses compositions sont loin d’être lisses. Mélodies débridées et lignes de guitare entraînantes fondent la pop rock psyché de la Galloise, souvent comparée à Nico.  

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album cdElysan Fields. For House cats and sea fans. Madeleine. 2014. 2 ELY

Le duo new-yorkais enchante depuis ses débuts par un subtil mélange de jazz, rock et folk, guidé par la voix langoureuse de Jennifer Charles. Ce nouvel album ne déçoit pas !
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  • Les coups de cœur d’Aurélia

too brightPerfume Genius. Too Bright. Longpig. 2014. 2 PER

Montagnes russes émotionnelles pour ce grand disque malade qui alterne entre ballades au piano et rock sombre et inquiétant, voix soul soyeuse et hurlements.
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babelMurat, Jean-Louis & The Delano Orchestra. Babel. J’ai fréquenté la beauté. 2014. 8 MUR

Jean-Louis Murat sillonne une fois de plus son territoire, plus précis que jamais dans la description d’un paysage aussi bien naturel que mental. Le groupe clermontois The Delano Orchestra pare ses chansons d’un folk-rock luxuriant et leur donne une ampleur singulière.
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  • Les coups de cœur de Pascale

the wayMacy Gray. The Way. The Way. 2014. 1.4 GRA

Macy Gray, la chanteuse de l’Ohio à la voix écorchée, signe son disque le plus personnel. Intime et exubérant. Flanquée d’un ukulélé et de la trompette de Maurice Brown, sa voix tout en fêlures fait merveille dans le vibrant The way.
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emaar Tinariwen. Emmaar. Toumast Tincha. 2014. 9.19 TIN

Tinariwen a enregistré ses chansons dans le désert du Mojave, en Californie. La formation touarègue en a profité pour faire appel à quelques artistes locaux : Josh Klinghoffer (guitariste des Red Hot Chili Peppers) ou le poète Saul Williams. Il en a résulté un opus aux influences multiples, une musique intemporelle et sans frontière qui mélange le blues et la musique traditionnelle au rock.
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  • Les coups de cœur de Marion

sons of time lostPiers Faccini. Songs of time lost. Cicerenella. (& Vincent Segal). 2014. 2 FAC

Reposant sur le seul alliage de la voix, de la guitare et du violoncelle, Songs of Time Lost nous offre un univers épuré, soyeux, délicieusement mélodique. Les deux musiciens alternent compositions originales et reprises, puisant notamment dans le répertoire classique napolitain. A écouter sans modération !
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stella di napoliJoyce Di Donato. Stella di napoli. Ove t’aggiri, o barbaro. 2014. 3.0606 DID

La fabuleuse mezzo-soprano nous propose un panorama de la Naples lyrique du XIXème siècle, en alternant des airs inédits et des airs plus connus. C’est un véritable feu d’artifice vocal que l’on découvre ici !
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  • Les coups de cœur de Roger

blue tsapiky Teta. Blue tsapiky. Mitakalitse. 2014. 9.11 TET

Le tsapiky, est une musique au pouls très urbain née dans le grand sud rural de Madagascar. Elle fait dit-on danser les vivants et les morts aux enterrements, naissances et bals. Teta, avec un son teinté de blues, en réenchante les pulsations frénétiques depuis plus de trente ans.
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soleil dedans Arthur H. Soleil dedans. La caissière du super. 2014. 8 H

A l’image de son titre Soleil dedans, Arthur nous présente un album plutôt lumineux aux sons légèrement feutrés un peu psychédéliques, un peu groovy. Il n’oublie pas, par une interprétation très ludique, voire détachée, de nous parler de notre société empreinte de gravité.
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  • Les coups de cœur de Clément

  metal metal Meta Meta. MetaL MetaL. Oya. 2014. 9.97 MET

La scène musicale de São Paulo a toujours été des plus aventureuses. Ici, le groupe Metá Metá joue une musique typiquement brésilienne relevée d’accents africains et d’énergie punk.
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syroAphex Twin. Syro. PAPAT4 [Pineal Mix]. 2014. 4 APH

La fin d’année aura été marquée par le grand retour de l’ermite de l’électro. Loin de la fureur du passé, il nous offre ici son opus le plus finement ciselé.
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  • Les coups de cœur de Thierry

forever and beyondGary Husband / Alex Machacak.  Forever and Beyond. Now. 2013. 1.3 MAC

L’art du duo est très exigeant, son expression est ici un des sommets du genre. Guitare et piano conversent dans la plus douce des langues.
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lost in the dreamThe War on Drugs. Lost In The Dream. Eyes To The Wind. 2014. 2 WAR

Introduisez les clefs dans le contact, prenez une longue route tranquille, appuyez sur la touche play de l’autoradio et laissez-vous guider…
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Et pour élargir encore le champ des découvertes, nous vous invitons à découvrir ZIKencapitale, le tumblr des discothécaires parisiens.

A suivre les Tops 2014 du club de lecture ado, le YOURBICLUB!

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