En vrac ?

Au revoir Yourbiblog !

Comme vous avez pu vous en rendre compte, nous avions de plus en plus de peine à faire vivre notre blog.

Notre projet de départ était de vous parler de nos collections, de nos actions et de culture de manière décomplexée, avec un ton décalé.

Nous avons longuement hésité. Remobiliser les troupes en repensant le blog, en changeant appellation et esthétique ? Nous avons bien essayé de rallumer la flamme mais nous n’étions pas satisfait de notre travail pour diverses raisons, parfois de forme, parfois de fond. Dans le même temps, nous utilisions d’autres outils moins chronophages et plus adaptés à la réalité d’un grand l’établissement tendu entre ses prérogatives de service public, la gestion de ses collections et son animation, sans doute aussi plus adaptés à nos compétences et à nos envies.

Ainsi, après 108 articles publiés en 4 ans, Yourbiblog tire sa révérence et vous dis « Au revoir… »

Non que nous ne voulions plus communiquer avec vous, au contraire, mais nous allons le faire autrement. Pour le moment, vous pouvez continuer de nous suivre via Facebook, Twitter, paris.fr ou encore Que faire à Paris ?

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Les halles, détours vers le passé.

Pour mieux connaître les Halles 🙂

La fabrique à idées

Du 3 mai au 27 Aout 

Un quartier parisien qui a-t-il connu autant de vies que celui des Halles ?

Tour à tour marécage, cimetière, marché alimentaire, centre culturel, les Halles ont tant à nous dire.

La médiathèque de la Canopée la fontaine vous propose d’explorer ensemble le patrimoine du quartier des Halles à travers une exposition, un carnet de voyage numérique sur Facebook, une conférence, un jeu de piste, une projection et un atelier artistique.

Pour tous les goûts et tous les âges.

La totalité des animations sont accessibles au public sourd et gratuites, les infos sont ici

P1060036 Venez découvrir notre fresque qui retrace la vie du quartier !

A suivre également :

Laissez-vous transporter dans la vie quotidienne à l’ombre des halles, en suivant le journal du tailleur de pierre Guillaume Essaillon.

Au fil de ses aventures, il vous fera découvrir en images la vie aux halles…

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Retour sur notre semaine d’inauguration

Découvrez la nouvelle bibliothèque de la Ville de Paris, la médiathèque de la Canopée La fontaine, à travers sa première semaine d’ouverture !

La fabrique à idées

Une semaine ô combien riche, émouvante, éprouvante pour l’équipe: s’adapter, courir dans tous les sens, dire bonjour, sourire, être efficace… tel fut notre objectif ! Nous sommes heureux de tous les commentaires positifs reçus sur les espaces, l’accueil… nous allons continuer ainsi !

Mardi 5 avril

Notre semaine commença avec l’inauguration officielle par la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo et M. Bertrand Delanoë, Maire honoraire, puis l’ouverture de la bibliothèque jusqu’à 22 heures. Une partie de l’équipe est restée veiller afin de vous accueillir. La fermeture s’est faite sur les rotules mais vous étiez nombreux au rendez-vous et c’est tout ce qui compte !

P1050424 – Et donc là bas, c’est le hamac !

Mercredi 6 Avril

L’ouverture, la vraie. Dès 12h, vous courriez sur la coursive pour emprunter les nouveautés que nous étions encore les seuls à avoir en rayon ! Le conservatoireétait là aussi, pour un cours…

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Françoise Grard invitée du Yourbiclub

Samedi 12 mars le club de lecture recevait la romancière Françoise Grard. Retour en arrière, avec quelques questions que les jeunes lui ont posées.

Françoise Grard est auteur de livres pour enfants et professeur de français en lycée. Depuis la sortie de son premier roman en 1998, elle a écrit plus de 35 livres. Son prochain roman aux éditions Gulf Stream est en cours de correction et sortira à la rentrée 2016. Un autre est prévu chez Actes Sud. Pour elle, à chaque livre renait la même sensation de risque. C’est chaque fois un nouveau pari quand un livre est publié !

Pourquoi écrivez-vous des romans ?

Françoise Grard a beaucoup d’imagination. Pour elle, écrire c’est « fabriquer une maison pour y mettre tout [son] imaginaire ».

« Ecrire, c’est fixer son imaginaire »

Vous n’écrivez que pour les enfants, pourquoi ?

Son public concerne principalement les 8-15 ans. Elle écrit surtout des romans, en-dehors de quelques albums pour les plus petits. Pour écrire ceux-ci, nous dit-elle, il faut éplucher chaque mot car ils ont le pouvoir de créer des images. Elle aime écrire pour les enfants car c’est à cet âge qu’elle a beaucoup lu et a aimé la lecture. Elle lisait beaucoup Enid Blyton, Le club des cinq.

Pour préparer la rencontre, les membres du club de lecture ont lu :

Pour ces quatre ouvrages, elle s’est beaucoup inspirée de lieux qui l’ont marquée, les Alpes, le Morvan… L’histoire du Livre brûlé se déroule dans le Morvan car c’est une région qui la fait rêver. De plus, elle voulait rendre hommage à cette région de maquis où se sont cachés des résistants durant la seconde guerre mondiale. Ainsi, elle y mêle événements historiques et fantastique. L’idée qui a guidé ce livre est que la mémoire historique est inscrite en nous mais reste muette, inaccessible. Elle a une influence sur nos vies.

Dans Dernier été avant l’orage Françoise Grard part d’une anecdote vécue. Comme les protagonistes, elle s’était perdue dans les Alpes…. Idem pour Le cahier du bout du monde, la petite fille perd les clés de la voiture, un moment qu’elle a déjà vécu . Elle nous explique qu’elle écrit pour traiter les mauvais souvenirs, en faire quelque chose d’autre, les rendre drôles.

La question de la fin des livres a été beaucoup abordée. Dernier été avant l’orage se termine par trois points de suspension, laissant nos lectrices sur leur faim. Françoise Grard aime terminer ainsi ses histoires, pour elle c’est une forme de réalisme.  Lorsqu’elle commence un livre, elle ne sait rien de la fin…

En plus de ses romans, Françoise Grard a publié deux livres sur des femmes qui ont marqué l’histoire :

La Comtesse de Ségur dont les livres et plus particulièrement L’auberge de l’ange gardien l’ont beaucoup touchée enfant. Elle en parle comme d’un livre absolu.

Marie Curie car elle a vécu au-dessus de son laboratoire près du Jardin des plantes.

Nous finirons cet article sur cette belle phrase qui a achevé cette rencontre, sur la question du lecteur et de l’objet livre : « le lecteur laisse une empreinte dans le livre »… A vos lectures !

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Une pétition pour soutenir l’association

Nos amis de L.I.R.E à Paris voient leurs subventions se réduire considérablement au point de menacer l’existence de l’association. A l’heure du repli sur soi, le besoin de culture est plus fort que jamais. Si vous le voulez, vous pouvez soutenir l’association en signant une pétition de soutien (voir lien si dessous). A bientôt.

L.I.R.E à Paris

Pour continuer à réagir, une pétitionest actuellement en ligne.

LIRE à paris en danger

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Rencontre youtubeurs et booktubeurs

Retour sur les rencontres entre Youtubeurs des bibs du 30 novembre à la BPI !

doc@paris

La première réunion de Doc@Paris portait sur les youtubeurs. La rencontre s’est déroulée le 30 novembre 2015, elle a été improvisée très rapidement pour profiter du passage à Paris de Léa Lacroix qui a organisé à la BM de Rennes une rencontre avec des youtubeurs. Pauline Wabant et Alice Carrier, des collègues de la bibliothèque Yourcenar à Paris, ont proposé un retour d’expérience sur un évènement similaire qu’elles ont mis en place dans leur établissement à l’occasion du festival Numok. Enfin, Sophie Corradini, bibliothécaire en Belgique et blogueuse sous le nom de Cachou, nous a fait découvrir le monde des booktubeurs (les youtubeurs qui parlent de livres).

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Bowie est éternel

Bel hommage des copains de Louise Michel !

Louise et les canards sauvages

Il y a des hommages qui sont plus durs à écrire que d’autres…

Aujourd’hui, on a appris que David Bowie nous avait quitté. Un décès d’autant plus lourd qu’on venait de célébrer ses 69 ans, et qu’à cette occasion sortait Blackstar son nouvel album, deux ans après l’excellent « The Next Day« .

Mais David Bowie est

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5 idées de contre-Nouvel an pour passer une soirée inoubliable

Que votre bilan de cette année 2015 soit plutôt désastreux, à l’instar de Titiou Lecoq dans cet excellent article, ou que vous préfériez retenir un élan d’espoir et de solidarité, que vous voyez débarquer 2016 avec anxiété ou impatience, promesse de nouveau départ ou angoisse du pire à venir, vous allez certainement fêter le passage de cette année à la suivante.

A moins que vous ayez décidé, suivant l’avis éclairé de Nadia Daam toujours chez Slate, de boycotter le réveillon de ce soir. Une soupe et au lit ? Oh, quand même… Ce serait passer à côté de petites merveilles que rateront tous ceux qui vont faire une fête à tout casser. Oui, vous, boycotteurs du Nouvel an par snobisme ou cynisme, vous êtes en fait de sacrés veinards. Voici ce à quoi vous avez la chance d’avoir accès. Vous nous raconterez ?

1) Une soupe, au lit et… la radio ! Philippe Katerine enterre 2015 sur France Inter ! Musique, joie et rires en perspective, de 20h30 à 3h, ça s’appelle « Réveillons-nous » et si vous avez prévu de dormir avant minuit, c’est peut-être à éviter. réveillons-nous

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Juste après les vœux de notre président, Philippe Katerine nous propose ceux de la présidente de la République française en 2097. Ensuite, doux portraits, chansons et quelques mots de son entourage, puis attention à 23h : une boum ! « Avec Philippe, Inter ose faire de la création radiophonique. Pour moi, le service public, c’est ça : le pouvoir d’inventer quelque chose, et de donner à un artiste un espace d’expression. » déclare Lilian Alleaume dans Télérama. Une bien belle définition du service public, non ? Vous avez envie d’annuler votre soirée au Louxor en lisant ces lignes ? Pas de panique, l’émission sera retransmise demain.

2) Pour vous endormir en douceur, par contre, une proposition insolite de la poétubeuse Solange que nous recevions en octobre dernier :

la regarder visionner l’intégrale de Léa Seydoux : 27 films en 53h. Elle a commencé mercredi 30 à midi avec Mes copines de Sylvie Ayme, à l’heure où nous écrivons ces mots elle en est à Minuit à Paris de Woody Allen, ce soir à 23h49 elle entame La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Tentant pour le passage de 2015 à 2016 ? Rassurez-vous, la caméra est tournée vers Solange, vous n’allez donc pas être obligés de (re)voir l’adaptation de la si belle BD Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. Cette « performance-pénitance » comme elle l’appelle elle-même se terminera vendredi 1er à 13h54 avec le dernier James Bond. Pourquoi Léa Seydoux ? Pourquoi cette idée saugrenue ? L’explication dans cette vidéo :

3) En parlant de Solange te parle et de Titiou Lecoq,

si vous n’étiez pas à la médiathèque le 15 octobre dernier, et que vous n’avez pu regarder la retransmission en direct,

ce boycott est l’occasion parfaite de regarder la vidéo de cette soirée sur les écritures numériques :

 

4) Qu’avez-vous lu en 2015 ?

Quels ont été vos romans préférés ? Un contre Nouvel An à faire votre top 10 et à nous l’envoyer, ça peut être sympa aussi.

Avez-vous vu celui de Télérama ? Qu’en pensez-vous ? Concernant Vernon Subutex, nous sommes assez d’accord.

vernon

empruntez-le !

Ce qui nous emmène à notre cinquième idée…

5) Lisez !

Par exemple, lisez 7 de Tristan Garcia. Et inscrivez-vous dans la foulée pour le samedi 16 janvier à 11h parce-ce que figurez-vous que nous avons le plaisir de le recevoir chez nous !

garcia

Une bonne manière de commencer l’année, et une raison de se réjouir en ce soir de réveillon que nous vous souhaitons, soupe, canapé, champagne ou Louxor, joyeux et enrichissant !

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Retour sur l’actualité : un autre regard sur les « migrants »

Tous ces derniers mois, l’actualité a exposé la question « des migrants », confondant en un même ensemble réfugiés politiques et émigrés économiques, s’arrêtant surtout sur leur impact politique et les mesures à mettre en œuvre pour répondre à ce flux. La question est loin de laisser indifférent. Certains des documents de nos fonds permettent d’approfondir certains aspects de cette question.

dear refugees

Pour aller plus loin…

D’abord, qu’est-ce qu’un « migrant » ? Terme souvent ambigu, entaché d’une forte idéologie, il convient mieux de parler de « migrant international », de « travailleur migrant », de « réfugié  politique » ou encore « d’immigré clandestin ».

Par-delà les journalistes, qui saisissent souvent l’aspect sensationnel, premier, de l’évènement, des reportages photographiques ont été consacrés à ces personnes, permettant de découvrir une autre réalité, sans concession :

Les jours d’après : portraits de migrants à Cenon, par Christophe Goussard, texte de Eric Bonneau (Filigranes, 2013).

Squats : un autre point de vue sur les migrants, texte de Florence Bouillon, photographies de Freddy Muller (Paris, Alternatives, 2009).

SQUATS

Parmi les causes de ces migrations, le réchauffement climatique en est une majeure.

Selon l’ONU environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d’ici à 2050.

« En effet, l’augmentation de la température moyenne met directement en danger les peuples qui habitent à proximité des zones arides ou dans les régions arctiques traditionnellement couvertes par le pergélisol. Et indirectement, par l’élévation du niveau des océans ou par l’apparition de cyclones à l’intensité de plus en plus forte, ceux qui se sont établis dans les deltas ainsi que sur les franges littorales et les îles basses. Ce sont souvent des populations pauvres qui vivaient déjà dans un équilibre précaire avec leur environnement, et pour lesquelles le réchauffement climatique constitue le facteur additionnel critique : celui qui fait basculer de la pauvreté à la misère, de l’enracinement à l’exil. »

  • Pendant cinq ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers « réfugiés climatiques » : neuf escales afin d’éveiller les consciences sur l’ampleur prévisible des mouvements de population et la perte d’une pluralité culturelle : Réfugiés climatiques, du collectif Argos (D. Carré, 2008).
réfugiés climatiques

3 climat ARG

 

Géopolitique du changement climatique

3 climat GEM

Des sociologues et anthropologues se sont également penchés sur ces femmes et ces hommes au cours d’enquêtes et d’études. On retiendra surtout :

  • Ou (surtout pour la photo de la couverture) :
comment les migrants changent le monde

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Pour avoir une vision historique, un recours aux sources, nécessaire : L’immigration dans les textes, France, 1789-2002 de Janine Ponty. Belin Sup, 2004.

 

La filmographie est particulièrement riche sur ce sujet. De nombreux documentaristes se sont en effet emparés de la réalité, accompagnant certains évènements durant de longs mois, interrogeant ces hommes pour livrer leur témoignage souvent poignant. Vous trouverez ces titres dans notre fonds :

  • Stella de Vanina Vignal (2006)

Qui est Stella ? Pourquoi est-elle venue en France ? Qu’a-t-elle laissé en Roumanie ? Comment s’est-elle adaptée à la vie dans un bidonville ? Comment a-t-elle pris la décision d’aller mendier ? Quelles sont ses attentes, ses projets… ses rêves ?

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325 TRI

 

Dans la nuit du 31 décembre 1969 au 1er janvier 1970, cinq travailleurs noirs meurent asphyxiés dans un foyer à Aubervilliers… Ce drame a un retentissement national et ce film, qui montre sans fard bidonvilles et taudis, est alors une dénonciation forte de la politique de la France en matière d’immigration… 43 ans plus tard, Marcel Trillat reprend la caméra et retourne à la rencontre des « Étranges étrangers » d’aujourd’hui. Avec la volonté de poser une simple question : Ces « étrangers dans la ville », toujours aussi indispensables, sont-ils accueillis plus dignement par la société française en plein XXIème siècle ?

 

 

 

 

 

  • Films de Fernand Melgar :

 

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325 MEL

 

 

La forteresse (2008)

Fernand Melgar a filmé pendant 60 jours, de décembre 2006 à février 2007, à l’intérieur du Centre d’enregistrement et de procédure de Vallorbe, situé dans le Jura vaudois à la frontière franco-suisse, la vie quotidienne de demandeurs d’asile et du personnel chargé de leur accueil.

 

 

 

 

vol spécialVol spécial (2011)

Le centre de détention administrative de Frambois, près de Genève, réputé pour être un centre de détention « modèle », enferme des hommes dans l’attente de leur renvoi hors du territoire hélvétique… Ceux qui refusent de partir sont menottés, ligotés et installés de force dans un avion… Un film remarquable qui saisit admirablement les aberrations et la violence d’un système…

 

 

 

 

 

Album de famille (2011)

L’histoire de l’émigration d’une famille espagnole dans la Suisse des années 1950 et 1960, venue dans l’espoir de refaire la vie…

 

« No London today. C’est ce que m’a dit Arman la première fois que je l’ai rencontré. Nous étions trous deux assis sur un banc. J’étais en vacances à Calais et lui attendait la nuit pour passer clandestinement en Angleterre. De là a commencé un drôle de voyage, dans un autre Calais sans plage ni terrasse.

 

Chaque jour, des centaines d’hommes et de femmes traversent le Mexique, entassés sur le toit de trains de marchandises, dans l’espoir de passer la frontière des Etats-Unis. Une dizaine de femmes du village La Patrona, traversé par l’une des voies de chemin de fer sur lesquelles circulent ces trains, se sont données pour mission d’aider ces migrants…

l'escale

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L’escale de Kaveh Bakhtiari (2013)

A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui, ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés là, chez Amir, dans l’attente de papiers, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin.

 

 

 

 

 

« J’ai l’impression de leur voler leur jeunesse. Ils n’ont pas de temps pour jouer. » Dans cette ferme, comme dans beaucoup d’autres en Moldavie, la femme est partie travailler à l’étranger, pour combler les dettes, payer les études des enfants, réparer la maison, laissant le père seul avec les enfants. La mère se rappelle à sa famille de multiples façons : par l’arrivée d’un colis, par la brièveté d’une communication téléphonique, par la durée même du film étalé sur plusieurs saisons.

Criblés de dettes et expulsés de leur logement, les Kamalanathan sont contraints de s’installer dans l’arrière-boutique du Dayana Mini Market, leur petite épicerie parisienne. Floriane Devigne filme le quotidien des membres de cette famille d’origine sri lankaise en pleine « crise » économique mais résolument soudée, et construit avec eux, loin de tout misérabilisme, une véritable petite comédie musicale documentaire façon Bollywood.

 

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Facteur Toubab de François Christophe (2005)

« Pendant des années, je suis allé au Sénégal. J’aimais ce pays et j’y cherchais confusément ma place. Il y a trois ans, Yelli, un ami sénégalais, a immigré clandestinement en Italie pour subvenir aux besoins de sa famille. Sans papiers, Yelli est bloqué. J’ai donc décidé de voyager pour lui, de faire des lettres filmées en Italie et au Sénégal pour donner des nouvelles à ceux que les frontières séparent. »

 

 

 

 

 

  • Sans compter les films de Sylvain George (2012), lequel a suivi des immigrés sur plusieurs années, réalisant une série de documentaires.

No border : Comme ces amibes, noires et fugitives, qui ouvrent un film au noir et blanc saturé, ode rythmique et comme un rappel du cinéma pur des années 1920 ; « No Border », la sensualité universelle de visages et de corps à la chorégraphie élémentaire, rehaussée par la musique (Part, Schnittke, Ligeti) ; « No Border », l’hypocrisie d’une politique européenne et française où la circulation des populations cède le pas à celle du capital.

Un homme idéal (Fragments K.) ; N’entre pas sans violence dans la nuit : Conçus en réaction aux lois d’immigration promulguées en 2006, la série des « Contre-feux » de Sylvain George prolonge l’action du 9e Collectif de sans-papiers à Paris. « Un Homme idéal » en est le 4e volet, et trace en une poignée de séquences le portrait d’un homme qui, à défaut de papiers auxquels il a pourtant droit, est condamné au monde du travail au noir, à l’exploitation, à l’extrême pauvreté.

 

En fiction aussi, plusieurs réalisateurs ont pris récemment pour sujet la question de l’immigration, que ce soit Philippe Lioret avec Welcome (2009) qui raconte la rencontre d’un homme avec des clandestins à Calais :

welcome

LIOR

Ou Costa-Gavras avec Eden à l’Ouest, dans lequel il raconte l’odyssée d’un immigré clandestin (on vous conseille la lecture de cet article du Courrier international).

eden à l'ouest

COST

Le 9e art ne pouvait rester en reste, comme l’a révélé la magnifique exposition du Musée de l’Histoire de l’immigration : « Bande dessinée et immigration. 1913-2013 ».

Parmi nos coups de cœur :

  • Alpha, l’enfer des migrants raconté par Bessora et Barroux (dessins)

BD BESSORA

 

Christophe Dabitch a recueilli le témoignage de treize immigrants ayant trouvé asile en France. Ces témoignages sont adaptés sous forme de bandes dessinées et accompagnés par six textes d’historiens qui replacent les raisons de l’immigration dans l’histoire de France. Ils racontent les raisons de leur venue ainsi que leur intégration en France, qui passe souvent par une phase de racisme ordinaire.
Dessins d’Étienne Davodeau, Christian Durieux, Benjamin Flao, Manuele Fior, Christophe Gaultier, Simon Hureau, Étienne Le Roux, Kkrist Mirror, Jeff Pourquié, Diego Dona Solar, Troub’s, Sébastien Vassant.
immigrants

BD IMMIGRANTS

  • Il y a encore Terre d’accueil d’Alessandro Tota, un « album qui traite de la différence avec poésie » (Planète BD). Dans ce conte, situé entre fiction et réalité, l’auteur évoque sa propre immigration à Paris en 2006. Jusque dans le langage qu’il prête à son personnage, lequel parle « gnu », en référence au fait que lui-même ne parlait pas français à son arrivée en France.
terre d'accueil

C 344/1

Ayant d’abord délaissé solitude des montagnes, froid et épaisse fourrure pour une verte vallée, Yéti quitte ce petit coin de paradis (qu’une commune voisine a transformé en décharge hautement toxique) pour gagner la grande ville. La cité se montre peu accueillante : Yéti est tellement différent. Malgré tout, il trouve logement et emploi : un job dans une entreprise de télémarketing. Cependant, ses difficultés à communiquer (Yéti à un langage parfaitement incompréhensible) et ses handicaps physiques ne tardent pas à lui attirer les foudres de ses collègues, puis de ses supérieurs qui préfèrent le cantonner à l’entretien des WC. Le soir, dans son petit studio, Yéti se sent triste et bien seul. Jusqu’au jour ou attiré par le cliquetis bruyant des clefs de son voisin de pallier, il jette un regard par l’œilleton : en guise de voisin, c’est une bien jolie voisine (certes un peu éméchée) qu’il entrevoit. Yéti en tombe immédiatement amoureux. Quelque temps plus tard, au lavomatic, il tente une approche. Mais sa maladresse et l’habituelle méfiance de la jeune femme à l’égard de la gent masculine, le font échouer. Pourtant, le soir même, elle l’invite à prendre un café dans son appartement. Comble de bonheur : elle fait peu de cas de ses différences, le comprend parfaitement quand il s’exprime et vit les mêmes difficultés d’intégration… [Planète BD]

  • A découvrir également : Reportages de Joe Sacco (Futuropolis, 2011), dans lequel il rencontre des clandestins africains débarqués sur l’île de Malte : « En contrepoint des situations d’actualité dont les médias traditionnels livrent un compte rendu stéréotypé, il prend le parti de traiter des « épreuves » endurées par les migrants (auxquels vont ses sympathies), mais aussi « des peurs et des appréhensions » du peuple maltais. Joe Sacco travaille d’abord sur le terrain, armé de son crayon et d’un magnéto, puis il retranscrit ses reportages dans la solitude de son atelier. » (Tiré de l’article de Vincent Marie, Quand la bande dessinée témoigne des migrations : entre autobiographie et reportage)
REPORTAGES

BD SACCO

 

manuel réfugié

BD NEYESTANI

  • Enfin, Charles Masson dans son roman graphique Droit du sol (2009) livre un état des lieux prenant de la réalité dans les territoires d’outre-mer : une barque en provenance des Comores, chargée de clandestins, dont Yasmina, une femme enceinte, fait naufrage au large de Mayotte. Sur 33 personnes, 14 périssent et 7 sont portées disparues…
DROIT DU SOL

BD MASSON

 

Et pour aller encore plus loin, hors les murs de la bibliothèque et de ses trésors, le Musée de l’Histoire de l’immigration vous propose :

l’exposition Frontières du mardi 10 novembre 2015 au dimanche 29 mai 2016

un cycle de débats sur l’actualité de l’immigration : « Quand l’immigration fait débat »

 

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Alors, ça pousse ?

Nous espérons que tous les semis printaniers et estivaux ont bien poussé, fleuri, fructifié. C’est donc maintenant le moment de la récolte des graines ! Ce n’est pas difficile du tout, mais il faut un minimum de soin pour être sûr d’obtenir de nouvelles et belles plantes au printemps prochain. Ci-dessous donc, quelques astuces pour conserver des graines saines et vivantes, pour vous et pour les échanger dans notre grainothèque.

  1. Repérer une fleur, un fruit ou un légume particulièrement beau car attention, sa descendance va lui ressembler.
  2. Quelle que soit la forme du fruit, le laisser mûrir à point avant de le récolter.
1. Gousses de pois de senteur, tout comme des petits pois

1. Gousses de pois de senteur, tout comme des petits pois

2. Graines de monnaie du pape dans leur membrane argentées caractéristique.

2. Graines de monnaie du pape dans leur membrane argentée caractéristique.

3RoseTremiere

3. Capsules de rose trémière

Les plantes produisent toujours des graines en fin de floraison, portées par des fruits aux formes les plus diverses, les meilleurs sont comestibles, une ruse des plantes pour attirer notre attention et nous mettre à contribution dans la diffusion de leurs rejetons. En effet, que faisons-nous des noyaux d’abricots, des pépins de pommes, des graines des légumes que nous consommons ? S’ils sont brûlés dans les ordures, aucune chance pour eux, mais jetés au cours des promenades ou mis au compost, tous les espoirs sont permis ! Qu’ils atterrissent sur un petit coin de terre dégagée ou qu’ils soient intégrés à nos cultures lors d’un apport de compost, ils ont une bonne chance de donner vie à une nouvelle plante.

4. un pied de tomate apporté par le compost côtoie avec bonheur un joli géranium. Rue d’Alleray

4. un pied de tomate apporté par le compost côtoie avec bonheur un joli géranium. Rue d’Alleray

Enrichir la terre de ses pots avec le terreau issu des épluchures des légumes consommés est toujours fortifiant pour les plantations … et réserve souvent quelques heureuses surprises. Ici un pied de tomate clandestin trouve une petite place dans la jardinière des fleurs.

Négligemment jeté par la fenêtre, un noyau de nèfle du Japon a donné ce bel arbre qui « est venu tout seul » comme disent les habitants de l’immeuble. Il fructifie généreusement presque chaque année, en juillet.

5. Néflier du Japon couverts de fruits, rue Buot. Photo Alain Delavie

5. Néflier du Japon couverts de fruits, rue Buot. Photo Alain Delavie

Cependant, en règle générale, c’est avec soin et conscience qu’à l’automne nous recueillons les graines, les conservons et les échangeons pour permettre aux plantes de croître dans les potagers, les jardins, sur les balcons, les rebords de fenêtres, dans nos logements, nos bureaux, et partout où nous pouvons leur réserver une petite place à la lumière.

Dans cette petite jardinière, une nielle des blés est ressemée chaque année à partir de ses propres graines.

6. Nielle des blés, pourchassée dans les champs, bien décorative en pot

6. Nielle des blés, pourchassée dans les champs, bien décorative en pot

Ici, les graines dans leur enveloppe naturelle, on voit que celle de droite est vraiment arrivée à maturité.

7. Une fleur, des boutons, et déjà des graines mûres dans leur capsule sèche

7. Une fleur, des boutons, et déjà des graines mûres dans leur capsule sèche

3.  Récolter les graines et les faire sécher à l’ombre.

7. Une seule capsule et près de 20 graines, la nielle est une championne en matière de générosité.

8. Une seule capsule et près de 20 graines, la nielle est une championne en matière de générosité.

Ces graines se récoltent très facilement, il suffit de secouer la capsule, dès qu’elle parait sèche.

9. Graines de capucine récoltées au fil des jours car elles tombent très facilement (chez les voisins)

9. Graines de capucine récoltées au fil des jours car elles tombent très facilement (chez les voisins)

Ici, la récolte d’un pied de capucine, les plus petites des graines sont éliminées, sachez être impitoyable, elles ne donneraient rien au semis, malgré tous vos soins.

              4.   La récolte faite et bien sèche, mettre les graines en sac, en boîte ou en bocal, ne pas oublier de noter la variété et les caractéristiques ou besoins de chaque plante et dater.

9. Boîtes et sacs pour conserver les graines jusqu’aux semis du printemps

10. Boîtes et sacs pour conserver les graines jusqu’aux semis du printemps

5.  Conserver à l’ombre et au frais si possible,

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11. La grainothèque, lieu de troc, intégrée aux documents sur le développement durable.

et hop les petites graines, parmi la centaine de sachets de la grainothèque, prêtes pour le troc et la découverte d’un nouveau jardin, balcon, pot, qui sait ? En échange j’ai choisi des graines de haricot, en pot ça grimpe à toute vitesse et forme un vrai rideau végétal dès le printemps.

Pour aller plus loin :

PRODUIRE SES GRAINES BIO

7 jardinage BOU

7 JARDINAGE JEF

7 jardinage JEF

580 CAP

580 CAP

Et ici un tutoriel détaillé.

6.  PARTAGER ! c’est le meilleur moyen de diffuser et conserver les variétés et de fleurir la ville.

  • Somptueusement :
12. Splendide balcon avec glycine, rosiers, lavandes, rue des Tournelles

12. Splendide balcon avec glycine, rosiers, lavandes, rue des Tournelles

13. Foisonnement d'une prairie fleurie en fin d'été (pleine de graines à récolter). Passage Amelot

13. Foisonnement d’une prairie fleurie en fin d’été (pleine de graines à récolter). Passage Amelot

  • Ou plus modestement :
14. Avocat issu d'un noyau mis en pot il y a 2 ans. Rue St Gilles

14. Avocat issu d’un noyau mis en pot il y a 2 ans.
Rue St Gilles

15. Simplicité d’une santoline gracieuse et légère sur un bord de fenêtre. Rue Villehardouin

15. Simplicité d’une santoline gracieuse et légère sur un bord de fenêtre. Rue Villehardouin

  • d’investir des espaces insolites :
16. Pot géant de sauge et tonneau abritant rose trémière et volubilis

16. Pot géant de sauge et tonneau abritant rose trémière et volubilis

La mairie de Paris nous engage et nous aide à végétaliser notre environnement, profitons-en ! On peut planter autour des arbres, au coin des rues, sur les toits ou bien suspendre (avec prudence) des pots de-ci-delà.

17. Pot de lobélies suspendu à une gouttière. Rue St Sébastien

17. Pot de lobélies suspendu à une gouttière. Rue St Sébastien

18. Pied d’un arbre semé en petite prairie fleurie à Paris

pour aller plus loin :

635 HAR

635 HAR

635 GRO

635 GRO

635 PUR

635 PUR

du balcon à l'assiette

635 HAW

  • Et peut-être quelques graines échappées deviendront-elles de jolies vagabondes :
18. Touffe de pourpier comestible. Passage St Sébastien

18. Touffe de pourpier comestible. Passage St Sébastien

19. Laitue sauvage surveillée par un chat Passage. St Sébastien

19. Laitue sauvage surveillée par un chat Passage. St Sébastien

Les plantes peu gourmandes parviennent à se développer dans des espaces minuscules, pourvu qu’elles puissent enfoncer leurs racines dans un peu de terre. Autrefois sévèrement désherbées, arrachées ou empoisonnées, elles sont souvent respectées aujourd’hui, verdissant quelque peu nos trottoirs, offrant gîte et couvert aux insectes. Et qui dit insecte dit pollinisation des plantes, nourriture des oiseaux et des pipistrelles… il en faut bien peu pour contribuer à la biodiversité !

20. Protégé par le mur, brin d'orge avec un bel épi, des graines qui se sèmeront, toutes ne seront peut-être pas mangées par les oiseaux ! Passage Amelot.

20. Protégé par le mur, brin d’orge avec un bel épi, des graines qui se sèmeront, toutes ne seront peut-être pas mangées par les oiseaux ! Passage Amelot.

  • Et seront peut-être remarquées, admirées, respectées comme ici, à Nantes :
    21. Sauvages des trottoirs identifiées par l'association belle de Bitume à Nantes

    21. Sauvages des trottoirs identifiées par l’association belle de Bitume à Nantes

    Pour aller plus loin :

3 BIODIVERSITE CLE

3 biodiversité CLE

sauvages de ma rue

582 SAU

4 écologie urbaine CLE

4 écologie urbaine CLE

4 écologie urbaine ALB

4 écologie urbaine ALB

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