Françoise Grard invitée du Yourbiclub

Samedi 12 mars le club de lecture recevait la romancière Françoise Grard. Retour en arrière, avec quelques questions que les jeunes lui ont posées.

Françoise Grard est auteur de livres pour enfants et professeur de français en lycée. Depuis la sortie de son premier roman en 1998, elle a écrit plus de 35 livres. Son prochain roman aux éditions Gulf Stream est en cours de correction et sortira à la rentrée 2016. Un autre est prévu chez Actes Sud. Pour elle, à chaque livre renait la même sensation de risque. C’est chaque fois un nouveau pari quand un livre est publié !

Pourquoi écrivez-vous des romans ?

Françoise Grard a beaucoup d’imagination. Pour elle, écrire c’est « fabriquer une maison pour y mettre tout [son] imaginaire ».

« Ecrire, c’est fixer son imaginaire »

Vous n’écrivez que pour les enfants, pourquoi ?

Son public concerne principalement les 8-15 ans. Elle écrit surtout des romans, en-dehors de quelques albums pour les plus petits. Pour écrire ceux-ci, nous dit-elle, il faut éplucher chaque mot car ils ont le pouvoir de créer des images. Elle aime écrire pour les enfants car c’est à cet âge qu’elle a beaucoup lu et a aimé la lecture. Elle lisait beaucoup Enid Blyton, Le club des cinq.

Pour préparer la rencontre, les membres du club de lecture ont lu :

Pour ces quatre ouvrages, elle s’est beaucoup inspirée de lieux qui l’ont marquée, les Alpes, le Morvan… L’histoire du Livre brûlé se déroule dans le Morvan car c’est une région qui la fait rêver. De plus, elle voulait rendre hommage à cette région de maquis où se sont cachés des résistants durant la seconde guerre mondiale. Ainsi, elle y mêle événements historiques et fantastique. L’idée qui a guidé ce livre est que la mémoire historique est inscrite en nous mais reste muette, inaccessible. Elle a une influence sur nos vies.

Dans Dernier été avant l’orage Françoise Grard part d’une anecdote vécue. Comme les protagonistes, elle s’était perdue dans les Alpes…. Idem pour Le cahier du bout du monde, la petite fille perd les clés de la voiture, un moment qu’elle a déjà vécu . Elle nous explique qu’elle écrit pour traiter les mauvais souvenirs, en faire quelque chose d’autre, les rendre drôles.

La question de la fin des livres a été beaucoup abordée. Dernier été avant l’orage se termine par trois points de suspension, laissant nos lectrices sur leur faim. Françoise Grard aime terminer ainsi ses histoires, pour elle c’est une forme de réalisme.  Lorsqu’elle commence un livre, elle ne sait rien de la fin…

En plus de ses romans, Françoise Grard a publié deux livres sur des femmes qui ont marqué l’histoire :

La Comtesse de Ségur dont les livres et plus particulièrement L’auberge de l’ange gardien l’ont beaucoup touchée enfant. Elle en parle comme d’un livre absolu.

Marie Curie car elle a vécu au-dessus de son laboratoire près du Jardin des plantes.

Nous finirons cet article sur cette belle phrase qui a achevé cette rencontre, sur la question du lecteur et de l’objet livre : « le lecteur laisse une empreinte dans le livre »… A vos lectures !

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