Le Mois du film documentaire à la médiathèque : le debrief

DSC_3449Vendredi 15 et 22 novembre, il soufflait comme un vent estudiantin dans la médiathèque (raccord avec le climat extérieur…) : non pas au deuxième étage comme il est de coutume mais au premier, plus précisément dans la salle d’animation. Pourquoi ? me demanderez-vous, déjà impatients de connaître la suite ! Et bien…, (je vous répondrai), …parce que d’anciens étudiants du Master Image et Société de l’Université d’Evry sont venus nous présenter leur court-métrage réalisé pendant leur année d’étude. Ils nous ont fait part de leur expérience d’apprenti documentariste en présence d’une des enseignantes de cette formation, Monique Peyrière.

Le Master professionnel Image et Société : c’est quoi, d’abôôôrd ?

C’est une formation qui allie une approche sociologique à une formation technique. Pendant l’année du Master, chaque étudiant doit réaliser un film documentaire de 15  minutes. Pour la grande majorité des étudiants, il s’agit de leur premier film : autant dire que les tâtonnements sont là mais l’envie est également au rendez-vous! Beaucoup d’enthousiasme et d’espoirs se cristallisent dans le premier film. Mais, entre l’écriture et le passage à la réalisation, il y a souvent un monde : les contraintes pointent alors le bout de leur nez et les intentions du début doivent souvent s’adapter aux contraintes du moment. Qui pense que réaliser un film documentaire est un long fleuve tranquille ? Point du tout ! C’est une tornade d’obstacles et de questionnements qui se déchaînent et qui agitent les personnes qui s’aventurent sur ce chemin… Autant dire que les réalisateurs venus à la médiathèque présenter leur films sont des sortes de « survivors ». Nos héros se nomment: Paul Bégin, Alexandra Tesorini, Xavier Jourdin et Magali Roucaut.

Part One: vendredi 15 novembre

  • Je vois la forêt de Paul BEGIN

La soirée du 15 novembre a commencé par la projection du film Je vois la forêt de Paul BEGIN. Le réalisateur a suivi un groupe d’enfants aveugles et malvoyants dans une école spécialisée. Au départ, il avait prévu de faire un tout autre film et c’est seulement un mois avant le tournage qu’il a trouvé le sujet qu’il allait filmer. Les enfants font preuve d’une étonnante maturité dans la manière dont ils s’expriment et le spectateur est invité à les suivre dans leur approche sensorielle du monde. Le passage où un des enfants serre dans ses bras un tronc d’arbre est particulièrement réussi : on sent presque l’écorce de l’arbre dans nos mains de spectateurs…

  • Shaman Shalom d’Alexandra TESORINI

Toute la difficulté lorsque l’on réalise un film documentaire sur une personne est de gagner sa confiance afin que le ou la protagoniste du film se confie sans restriction en présence de la caméra, se dévoile sans peur d’être jugée.. C’est ce qui s’est passé pour le second film projeté, celui d’Alexandra Tesorini: « Shaman Shalom ». Laure est une amie de la réalisatrice. Alors qu’Alexandra avait prévu de réaliser son film d’étude sur un autre sujet touchant à la quête spirituelle, elle a eu finalement l’idée de filmer son amie qui s’est laissée convaincre. Laure a alors participé avec enthousiasme à chaque scène imaginée par la réalisatrice. En effet,  « Tout était écrit » explique la réalisatrice, c’est-à-dire que chaque scène était préméditée. Après, les paroles ne le sont évidemment pas…

Etre filmé peut aider la personne concernée à réfléchir sur elle-même. Laure a trouvé à travers « Shaman Shalom » des réponses à son questionnement personnel. Le film peut également revêtir une valeur de mémoire. C’est le cas avec le troisième film de la soirée du 15 novembre: Xavier Jourdin dresse un portrait tendre d’une personne âgée dans une maison de retraite. Sous couvert de bonne humeur, Madame Vignot n’est pas dupe sur sa situation. Au fil des visites qui lui sont rendues, elle écoute et se confie peu à peu.

  • Venez quand vous pouvez de Xavier JOURDIN

Le réalisateur l’a choisie parce qu’elle représentait un personnage de film idéal : elle a une personnalité, de la gouaille, est attachante. Sa famille souhaitait également à travers le film garder une trace d’elle. Le film fait figure de portrait vivant, mieux qu’une photographie.

Part two : vendredi 22 novembre

Les personnages d’un film documentaire peuvent être tout autre. Magali Roucaut a choisi de consacrer ses deux films à l’espace : le premier, La terre n’est le jardin d’aucun homme, relate l’opposition entre les mondes rural et citadin avec en toile de fond la voix-off de la réalisatrice, originaire d’un petit village près de Lyon; le deuxième réalisé en 2012, dix ans plus tard, est une réflexion sur une friche, à Paris, qui a été une usine puis un squat et qui est destinée à devenir un jardin public.

  • La friche de Magali ROUCAUT

Ces deux soirées en compagnie des ex-étudiants du Master d’Evry ont été une belle façon de fêter le Mois du film documentaire !

Si vous aimez ça, on en a plein à emprunter à la médiathèque sans oublier « Le goût du doc » tous les deuxièmes samedis du mois. Le prochain « Goût du doc » aura lieu le samedi 11 janvier à 16H; c’est le film « Premier Noël dans les tranchées » de Michaël Gaumnitz qui sera projeté en présence du réalisateur.

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